Le site sert de point de départ a la Revue Numérique de l Ethologie Terrestre - la RENET. L Ethologie terrestre est une science qui englobe toutes les sciences exactes ou humaines dans la mesure ou elles contribuent au succes actuel de l espece Homo Sapiens. Par la biologie, l homo sapiens évolue selon les memes paradigmes que toute espece vivante. L Ethologie terrestre se donne pour objectif de rendre au biologique ce qui est biologique et d ériger l éthologie en science des sciences. En effet, l espece Homo sapiens met en oeuvre un certain nombre de moyens spécifiques que cette science appelle technologie . Par ce mot, il faut entendre tout ce que le développement de la main a rendu possible du plus évident - les sciences exactes et les techniques qui l accompagnent - jusqu a ce qui ne paraît pas en faire partie: la parole, l écriture, les sciences humaines et toutes les organisations des plus petites - amis ou relations diverses - aux plus gigantesques - Etats ou Super Etats. L Ethologie étudie les comportements de tout vivant - flore ou faune - en les mettant sur un pied d égalité, celui d etre une manifestation de la vie et plus largement de la nature, étant entendu que la vie et la nature n existe qu au travers d individus particuliers. Ni la Vie avec un grand V ni la Nature avec un grand N n ont d existence concrete.
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poniedzia³ek, 15 lutego 2010
Les Arts d Afrique - Alain-Michel Boyer - Editions Hazan
10:17, gios4325
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Les Arts d Afrique : styles, fonctions er aires cukturelles

Livre étonnant car écrit par un professeur de littérature alors que sa démarche le fait entrer de plain-pied dans le champ de l'éthologie terrestre.

Il n'y a aucune tentative de l'auteur de rattacher l'art africain à une vision mondiale dont il serait une expression mineure et dont les arts occidentaux seraient le summum jamais atteint.

En général, la plupart des oeuvres d'art figurant dans ce livre ont été créées avant les conquêtes européennes. Leur puissance esthétique qui nous séduit est donc la traduction sur ce continent de manifestations qui apparaissent  parallèlement sur tous les autres mais selon une périodisation à chaque fois différente. Pour ne citer que quelques exemples: le Parthénon date du V° siècle avant JC, le buste de Nefertiti peut-être de - 1345 tandis que la plupart des œuvres qui figurent dans ce livre ont été réalisées entre 1000 et 1500 de notre ère.

Deux autres constats qui vont dans le sens de l'éthologie:

- Les humains à technologie avancée ( l'Europe est à l'âge du fer au moment ou l'Afrique est à l'âge de la pierre) ont écrasé ceux dont la technologie est plus faible et se sont emparé de leurs biens sans que cela soit considéré comme un crime. La majorité des œuvres d'art qui étaient transportables se trouvent dans les musées des puissances prédatrices qui les exposent en toute bonne conscience. Inutile de passer sur plan moral: si les Africains avaient été en position de conquérants par rapport à nous, c'est l'inverse qui aurait eu lieu. Mais l'honnêteté scientifique nous demande à utiliser les bons concepts descriptifs.

- Il y a bien une histoire des humains sapiens qui n'ont pas quitté l'Afrique vers 200 000 avant JC mais il nous faut les réintégrer dans l'histoire de tous les humains en en respectant la spécificité. Seule l'éthologie terrestre permet de le faire. Les "histoires" ne sont en général que des catéchismes des groupes qui les écrivent. 


10:10, gios4325
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sobota, 13 lutego 2010
Koblenz - grudzien 2009
21:55, gios4325
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Qu'est ce qu'un criminel ?
C'est une grave question car il est impossible de réconcilier le criminel et sa victime surtout lorsque celle-ci a disparu du fait du criminel.
Pourquoi cela est-il impossible? Tout simplement parce que  l'histoire en est écrite soit à partir de l'un qui pour ne pas se désintégrer ne peut que se penser en termes d'innocent et de l'autre qui l'est réellement mais qui n'est plus en capacité de recouvrer son innocence réelle puisque l'attentat qui a été commis sur lui l'a rendu coupable en le punissant par sa blessure ou sa mort.
Ce problème est gérée par la justice des humains qui un peu à la manière médiévale défini un cout à payer afin que la vie en société puisse continuer.
Pour l'éthologie, la position est différente. Les lois physiques sont la cause d'un grand nombre "d'accidents domestiques" dont une partie entraînent morts et deuils. Les lois de l'éthologie sont la cause d'autres accidents dont certains s'appellent "délits ou crimes". Pour qu'un humain puisse violer, violenter, voler, assassiner ou tuer un autre humain, encore faut-il qu'il en ait la capacité. Chez les animaux supérieurs non sociables - tous les animaux supérieurs excepté les primates - il n'y a pas de criminel.
Qui définit les crimes qui viennent d'être énuméré? Le tribunal! Ces mêmes crimes et délits commis en temps de guerre et qui n'ont pas été jugés par un tribunal - il y en a un très grand nombre - ne sont pas réputés être des crimes ni dans l'esprit des criminels ni dans l"esprit des victimes. Et pourtant - du point de vue éthologique - il n'y a aucune différence entre le crime commis en temps de guerre et le crime commis en temps de paix. Peu importe les circonstances, il y a un criminel et il y a une victime.

D'ailleurs, il existe des idéalistes qui sont suivis par de petits contingents de "gens honnêtes" qui prônent la guerre propre, la guerre où l'on se bat à armes égales uniquement entre militaires et où les blessés sont soignés dans de grands bâtiments dont les toits sont barrés d'une grande croix rouge. Ces gens honnêtes sont peu nombreux et les réalistesqui sont la majorité écrasante les fuient comme la peste. L'éthologie part du principe que s'il n'y avait aucune bavure en tant de guerre, il n'y aurait aucun criminel en temps de paix.
Donc, il est normal qu'il y ait des criminels chez les humains, et il y en aura toujours. Dans l'espèce humaine, certains sont des criminels comme d'autres sont des saints et comme la majorité se compose de "gens ni criminels ni saints". Aucun n'est responsable de son état comme on pourrait être responsable d'un acte que l'on commet et que l'on a toute la liberté de ne pas commettre car il nous est indifférent.
Il n'empêche, que ce soit en temps de guerre ou en temps de paix, on n'aime pas les criminels parce qu'ils portent une atteinte irréversible à nos ressources de vie éternelle. Le Moyen Age avait quantifié ces actes en monnaie ou denrées. Aujourd'hui, cela se compte en temps de privation de liberté. Pourquoi cette différence? Dans le passé, ceux qui n'avaient aucune monnaie d'échange étaient jetés dans un cul de basse fosse jusqu'à ce que mort s'en suive. Aujourd'hui, il y a une plus grande unification de la sanction, tout le monde fait de la prison.
Ce qu'il y a en commun par contre, c'est que l'on souhaite minimiser les dépenses. Le jour, où nos sociétés retrouveront le niveau de vie du Moyen Age, on en reviendra au cul de basse fosse car plus une société est riche, plus elle dépense pour ses prisons.
Comment faut-il agir vis à vis des criminels - étant entendu que tant qu'un humain n'est pas mort il peut se muer en criminel ? Comme avec tous les autres humains: ils n'y peuvent rien mais ils sont dangereux. De même que tout non criminel peut le devenir un jour, tout criminel peut cesser de l'être. Comment le savoir? Hélas, après sa mort, car même s'il a cessé de l'être, il peut toujours le redevenir au nom de la règle générale.

Conclusion

Les humains continuent à s'en occuper comme on s'occupe des autres humains puisque les humains sont des JE sociaux mais ils restent sur leur garde afin de ne pas devenir une victime.
20:40, gios4325
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wtorek, 19 stycznia 2010
Thomas Heams: ni directionalité, ni déterminisme mais seul, le hasard

Le Monde 17 - 18 janvier 2010

James Cameron, encore un effort pour être darwinien! L'évolutionisme mal dégrossi du film " Avatar" reflète notre imaginaire.







Le blog de Thomas Heams
13:57, gios4325
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poniedzia³ek, 07 grudnia 2009
Maman, Papa et chouchou à Pékin - octobre 2006
10:00, gios4325
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Revue de Primatologie - 1/2009

A consulter:  le Dossier Imitation




Commentaires:

Primatologues, encore un effort!


Comparer primate et humain est une grave erreur car humain appartient au taxon "espèce" et primate au taxon "ordre". Il aurait fallu faire la comparaison avec le chimpanzé commun ou le bonobo (chimpanzé nain).


L’espèce "chimpanzé commun" est rattachée au genre Pan, à la famille des Hominidae et à l’ordre des Primates. L’espèce « homo sapiens » fait partie du genre homo, de la famille des Hominidae et de l’ordre des Primates. C’est comme si l’on comparaît une ville française avec un continent, l’Afrique, par exemple.

 

La raison de tout cela c’est l’habituel anthropomorphisme des sciences humaines locales. Il suffit de jeter un coup d’œil dans le dossier : la masse de connaissances de l’humain est tellement vaste que les premiers balbutiements de la « primatologie » ne peuvent que conduire à une immense et définitive modestie.

 

Certains cherchent à enseigner la lecture à des chimpanzés mais pour que ce dernier atteigne les capacités de nos plus grands savants, il faudrait qu’il rattrape « son retard » d’encéphalisation qui remonte au moment de la spéciation de l’humain, il y a plus de 6 millions d’années. Or sans faire du cerveau humain la plus belle création de l’univers – position des créationnistes non religieux – cette encéphalisation est l’enjeu évolutif de l’humain. Si au lieu d’être anthropocentriques nous étions babouinocentriques nous analyserions les causes de l’incapacité des humains à progresser avec aisance dans les arbres ou si nous étions arachnocentriques, nous serions désespérés de ne trouver aucun lieu de création de fil de soie sur le corps  ce pauvre humain.

09:54, gios4325
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Un frère chinois en octobre 2006
09:45, gios4325
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sobota, 05 grudnia 2009
Georges Chapouthier.

Voici d'abord sa carte de visite:


Georges CHAPOUTHIER

mailto:chapout@ext.jussieu.fr

Cursus universitaire

École Normale Supérieure

Doctorat de 3° cycle en Sciences Naturelles (Univ. Strasbourg)

Doctorat d'Etat ès-Sciences (Biologie, Univ. Strasbourg)

Doctorat de 3° cycle en Philosophie (Univ. Strasbourg)

Doctrat d'Etat ès-Lettres (Philosophie, Univ. Lyon III)

Fonctions actuelles

Directeur de Recherche au CNRS

Fonctions antérieures

Attaché, puis Chargé, puis Maître de Recherche au CNRS

Research Associate au Baylor College of Medicine (Houston, USA)

Orientation générale des travaux

Les travaux de Georges Chapouthier portent sur les relations entre biologie et philosophie (épistémologie du concept d'information, de la notion de structure). Ses travaux récents ont porté sur la notion de "droits de l'animal" et donné à ceux-ci, contrairement aux différents courants anglo-saxons utilitaristes ou kantiens, une place claire, en les distinguant nettement des droits de l'homme aussi bien que des droits de l'environnement. Ces réflexions ont abouti à une définition originale de l'homme sur des bases biologiques, culturelles et morales.




Et quelques textes à l'origine du désaccord
:

Les droits liés au copyright et autre HADOPI nous obligent à ne citer que l'adresse internet :

Futura Sciences - Les secrets du langage dans le monde du vivant - 3 décembre 2009

Automates Intelligents - Propos recueillis par Jean-Paul Basquiat - 22 novembre 2007

Georges Chapouthier - Respect de l'animal, un renouveau de la pensée occidentale - 1992 ( Saint François d'Assise, Jeremy Bentham, Arthur Schopenhauer et le courant chrétien du XIX° et XX° siècle)

Georges Chapouthier - Wikipedia - avec d'autres adresses intéressantes.

Et à présent le fond du désaccord que tout lecteur assidu de RENET connaît bien:


Pas d'accord, Georges Chapouthier!

L'humain n'est qu'un vivant parmi tous les autres. il n'a rien d'exceptionnel si ce n'est sa spécificité mais chaque vivant a la sienne.


Les droits des humains ne sont opposables qu'aux humains même si en darwinien conséquent nous estimons que ces droits ne sont qu'un modus vivendi à un moment donné de l'évolution et dans un espace donné. C'est d'ailleurs une forme d'idéal fumeux car à chaque instant et à chaque endroit ces droits sont autant respectés que bafoués depuis sa spéciation jusqu'à son extinction.

Tous les autres vivants n'ont que faire des droits que leurs concèdent les humains. Ce sont les mêmes que concède chaque espèce à toutes les autres.

Les humains pensent, sentent et agissent ... Tous les vivants également mais évidemment pas de manière humaine car chaque espèce vise son éternité et non celles des autres. Pour toute espèce, les autres espèces ne sont qu'un moyen d'atteindre cet objectif.






17:10, gios4325
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czwartek, 26 listopada 2009
1957 - Procession de l'Assomption - Pas de Calais
11:55, gios4325
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Raté, Guillaume Davert !

Guillaume Davert, paléo-anthropologue au Muséum national d’histoire naturelle, s’est intéressé à la locomotion des hominidés, plus particulièrement aux origines de la main humaine à partir de la main des premiers hominidés.

Les humains se distinguent des autres primates par un comportement locomoteur : une bipédie permanente et l’utilisation d’un membre antérieur, ce qui n’est pas le cas des autres primates. La proximité entre l’homme et le singe est un sujet débattu depuis très longtemps mais ce n’est qu’à partir du XIX ème siècle que l’on a évoqué l’hypothèse d’un comportement locomoteur ancestral.

On sait que les grands singes ont des comportements de suspension, ils font appels aux mains, ce qui se rapproche de la bipédie humaine. On va donc s’intéresser à la quadrupédie utilisée par les chimpanzés et les gorilles. Ils reposent notamment le poids de leurs corps sur les phalanges moyennes. Les orangs-outans saisissent les branches avec les mains et ont une fonction d’extension de la jambe par rapport au tronc, ce que l’on retrouve dans le cadre de la bipédie. Enfin, l’ancêtre général grimpait.

L’ensemble de ces observations a donc mis en avant le rôle fondamental de la main. La main est un sujet compliqué. Le poignet, par exemple, responsable de l’orientation de la main, permet de refléter les différents modes locomoteurs utilisés par les primates. Il permet de distinguer un mode d’utilisation de la main en compression. Le dernier ancêtre commun utilisait la main en tension ou en compression. C’est une zone anatomique compliquée car elle a trois types de mouvements : flexion/extension, mouvements de déviation radicale et mouvement de rotation de la main. Quand le poignet est utilisé en tension, ce sont les ligaments qui en assurent la stabilité. Les os sont également nombreux dans cette articulation, comme on le sait.

Il a donc fallu comprendre comment fonctionnait le poignet chez les primates actuels pour mieux interpréter celui de leurs ancêtres.

Adresse directe du fichier MP3 :http://www.canalacademie.com/emissions/col593.mp3
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Que-nous-revelent-les-singes-sur-l.html
Date de mise en ligne : 22 novembre 2009

Commentaires :
Pourquoi cette obsession du biologique et du corporel ?
Jusque-là nous étions d’accord : la divergence entre la lignée des chimpanzés et celle de humains s’est faite par l’émergence de la main. On peut même estimer que plus la main devenait efficace plus la nécessité de se redresser s’imposait et se mettait en place. Par contre la station debout est commune à tous les grands singes dont les humains.
Mais pourquoi ne pas étudier la corrélation entre l’évolution du savoir-faire de la main et l’augmentation de la capacité de la boite crânienne et par conséquent la compétence du cerveau. C’est une confirmation de la théorie de S J Gould qui parle de non linéarité de l’évolution avec des accélérations et des ralentissements. En 3 millions d’années, la main a provoqué le passage du cerveau de 500 à 1500 cm3 : l’émergence de la technologie humaine – par technologie, il faut entendre tout ce qui est créé par un vivant spécifique dans la recherche de ses ressources de vie éternelle et qui le différencie de toute autre espèce – en est la preuve éclatante depuis la pierre taillée jusqu’aux savoirs faire et savoirs être des 7 milliards d’humains actuelles.
Nous pensons qu’il y a eu une première accélération qui a été à l’origine du fort dimorphisme entre les membres antérieurs et postérieurs chez le primate par opposition à tous les autres animaux sur quelques dizaines de millions d’années puis une super accélération avec la spécialisation extrême de la main à l’origine de notre cerveau actuel.
Alors pourquoi ce ratage théorique de notre paléontologue ? Parce que chez nous règne une sorte de créationnisme rationaliste qui refuse de considérer le cerveau autrement que comme producteur de la pensée. Dieu étant mort ou agonisant, il s’est réfugié chez les humains. Dieu est mort ! Vive les dieux !
Or si nous nous pensons différents des autres vivants, nous ne pouvons comprendre l’humain dans son ensemble. Nous renvoyons dans une bestialité mythique tout ce contre quoi les hommes de bien luttent alors qu’il s’agit dans ce cas soit de lois générales du vivant telle la quête des ressources éternelles de vie soit de conséquences des compétences acquises par la main : jamais un animal autre que l’humain ne saura torturer son concurrent avec autant de subtilité et de raffinement que lui ni ne possèdera des armes aussi sophistiquées pour la quête de ses ressources de vie éternelle.
11:45, gios4325
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¶roda, 18 listopada 2009
Wladek - Szwajcaria - 1945

17:09, gios4325
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Evolutions et Humains.

Prenez une portion de la planète Terre, celle qui est délimitée par un territoire humain que ceux-ci appelle France. Y vivent environ 60 millions de « français » c’est-à-dire des humains rattachés à ce territoire. Une paix relative mais dominante règne entre eux et chacun propose aux autres ce qu’il sait faire. Le matin quand nous nous levons, ce que nous voyons est le résultat de l’action des 60 millions de « français » et aussi d’une petite partie du reste des 7 milliards d’humains.

 

Comment cela se passe-t-il au niveau de chacun des vivants humains ? En effet, ici nous ne nous intéressons qu’aux vivants. Si un grand nombre d’espaces sont couverts des résultats de leurs actions de l’heure, du jour, des semaines, des années et des millénaires précédents le moment que nous prenons en considération, sans ces vivants humains pris individuellement – supposons qu’ils disparaissent sous le coup d’une baguette magique et que tout ce qu’ils ont fait est anéanti - l’entropie commence à les assimiler c’est-à-dire que peu à peu la matière non vivante et les vivants non humains commencent à les faire disparaître.

 

Donc le matin se lève et comme la baguette magique n’a pas fait disparaître les 60 millions d’humains, ils se lèvent, se mettent à la recherche des ressources de vie éternelle dont ils ont besoin puis se couchent en harmonie avec les mouvement de la Terre par rapport au Soleil. Chacun le fait ici et maintenant, là où se trouve à un moment donné de la journée. Inutile de passer tout en revue et de décrire en détail ce que les 60 millions de « français » font depuis leur réveil jusqu’à leur sommeil.

 

Ils travaillent ou agissent dans un espace humanisé qu’il fond progresser. Chaque jour, chaque humain a travaillé ou agit et lui-même passe progressivement de 0 an et un jour à n années jusqu’à ce qu’il ne cesse de vivre pour des raisons très variées mais dont la principales est qu’un humain ne dépasse pas une limite de vie qui se situe dans la centaine d’années – sort général qu’il partage avec tous les vivants plantes et animaux. Chaque jour, il s’est préoccupé de ses ressources de vie éternelle et il s’est adapté positivement ou négativement à la situation qui s’est présenté. Il y en a qui sont très « riches », d’autres qui sont très « pauvres ». D’autres enfin qui périssent de guerres, de maladies, de faim ou de catastrophes.

 

Plus une situation est stable sur le long terme, plus le vivant s’adapte. Favorablement ou défavorablement. Favorablement : depuis 10 000 ans, l’agriculture n’a cessé de s’améliorer au point de contribuer à l’augmentation de la population de 10 millions à cette époque aux 7 milliards d’aujourd’hui. Défavorablement : à la suite des arrivées successives de nouveaux peuples sous l’effet du développement de l’agriculture et de la domestication du bœuf et du cheval, les premiers arrivées en Eurasie, moins experts technologiquement, se réfugient dans les zones glacées près cercle polaire arctique. Ce sont les ancêtres des Eskimos. Voilà deux exemples parmi des millions. Il y en a de plus favorables et de plus catastrophiques. 

 

Il y a des évolutions décennales perceptibles par un humain particulier : il y a dix ans, les téléphones mobiles étaient lourds et encombrants. Il y a des évolutions séculaires : en 1643, Louis XIV succède à l’âge de 5 ans à son père Louis XIII et il allait régner jusqu’en 1715 alors qu’en 2007 les « Français » ont élu le Président de la République Nicolas Sarkozy pour 5 ans. Il y a des évolutions millénaires : 1500 ans avant JC , les prémisses de l’Age du Fer apparaissent en Eurasie tandis qu’en Amérique du Sud où vivent les ancêtres des Incas, Mayas, Aztèques, etc.. ce métal n’arrivera que dans les bagages des « conquérants - découvreurs » Hernan Cortes et Francisco Pizarro. C’est l’une des causes de la disparition   des états Indiens bloqués technologiquement à l’Age de la Pierre ( mais non culturellement) au XVI° et XVII° siècle au profit du déversement des Européens casqués, armés,  et maîtres de la technologie de l’Age du Fer ( mais culturellement de même niveau que les vaincus).

 

Il y a aussi des évolutions sur des millions d’années. Il y a entre 3 et 7 millions d’années existait un ancêtre commun au gorille, au chimpanzé et à l’humain dont la capacité crânienne évoluait entre 300 et 500 cm3. Aujourd’hui, le gorille possède une capacité de 500 cm3, le chimpanzé, 400 et l’Humain 1400. Cette différence vient de l’émergence  de la main et de son inexorable efficacité sur l’environnement et par rétroaction sur le cerveau à raison d’une augmentation de 1 cm3 en moyenne par 3000 ans.

 

Il y a enfin des évolutions sur des centaines de millions d’années et cela se voit à travers l’évolution des tous les vivants depuis LUCA, l’ancêtre mythique de toute vie, il y a 3 milliards d’années et des évolutions en milliards d’années et cela concerne l’ensemble de l’Univers depuis l’hypothétique Big-Bang il y a 13 ,7 milliards d’années jusqu’à l’hyper hypothétique Big Crunch – l’effondrement total que personne n’a chercher à calculer.

 

Et maintenant, que conclure ? Il n’y a de vie que chez les vivants, or un vivant humain est limité à la centaine d’années sans cesse recommencé à chaque naissance des 108 milliards d’homos sapiens qui ont vécu sur Terre depuis 200 000 ans. Et il n’y a de vivant qu’individuel : la mort est toujours un évènement strictement intime. Et excessivement prosaïque au regard de tous les vivants qui peuplent la Terre depuis 3 milliards d’années. Combien de morts et de naissances depuis le début de l’écriture de ce texte et auquel l’écrivain et le lecteur sont sereinement indifférents ? Et chacun de ces vivants sont touchés par ces millions d’évolutions depuis les plus instantanées à la plus longue, celle de l’univers. Et chacune se déroule au même moment : le tout étant d’e rendre à César ce qui est à César : le court terme à la courte évolution et le long terme à la longue évolution. Il fallait le dire et l’écrire.

17:04, gios4325
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Stasia i Janek - 1913 - Dortmund

17:03, gios4325
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poniedzia³ek, 16 listopada 2009
Aux armes, citoyens! Cafards, araignées, souris et rats attaquent - La Voix du Nord - 15 novembre 2009



Genome de notre soeur, la Souris

Il est légèrement plus grand que celui des humains.

Sequencing of the mouse genome was completed in late 2002. The haploid genome is about 3 billion bases long (3000 Mb distributed over 20 chromosomes) and therefore equal to the size of the human genome.[25] Estimating the number of genes contained in the mouse genome is difficult, in part because the definition of a gene is still being debated and extended. The current estimated gene count is 23,786.[26] This estimate takes into account knowledge of molecular biology as well as comparative genomic data. For comparison, humans are estimated to have 23,686 genes.[27]


Evolution de nos frères, les rongeurs


Il y a 65 millions d'années, l'ancêtre des hommes ressemblait fort à l'ancêtre des rongeurs.

The fossil record of rodent-like mammals begins shortly after the extinction of the non-avian dinosaurs 65 million years ago, as early as the Paleocene. Some molecular clock data, however, suggest that modern rodents (members of the order Rodentia) already appeared in the late Cretaceous, although other molecular divergence estimations are in agreement with the fossil record.[11][12] By the end of the Eocene epoch, relatives of beavers, dormice, squirrels, and other groups appeared in the fossil record. They originated in Laurasia, the supercontinent cmposed of today's North America, Europe, and Asia. Some species colonized Africa, giving rise to the earliest hystricognaths. From Africa hystricognaths rafted to South America, an isolated continent during the Oligocene and Miocene epochs. By the Miocene, Africa collided with Asia, allowing rodents such as the porcupine to spread into Eurasia. During the Pliocene, rodent fossils appeared in Australia. Even though marsupials are the prominent mammals in Australia, rodents make up almost 25% of the mammals on the continent. Meanwhile, the Americas became joined and some rodents expanded into new territory; sigmodontines headed south and porcupines headed north.






09:16, gios4325
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niedziela, 15 listopada 2009
Pourquoi avons-nous peur de nos frères et soeurs!


Nos soeurs, les Araignées les plus anciennes.

420 millions d'années de cela, nos ancêtres vivaient dans l'eau. Ils étaient déjà bien différents de ceux des araignées. 


The oldest known arachnid is the trigonotarbid Palaeotarbus jerami, from about 420 million years ago in the Silurian period, and had a triangular cephalothorax and segmented abdomen, as well as eight legs and a pair of pedipalps.[60] Attercopus fimbriunguis, from 386 million years ago in the Devonian period, bears the earliest known silk-producing spigots, and was therefore hailed as a spider.[61] However these spigots may have been mounted on the underside of the abdomen rather than on spinnerets, which are modified appendages and whose mobility is important in the building of webs. Hence Attercopus and the similar Permian archnid Permarachne may not have been true spiders, and probably used silk for lining nests or producing egg-cases rather than for building webs.[62]

Several Carboniferous spiders were members of the Mesothelae, a primitive group now represented only by the Liphistiidae.[61] The mesothelid Paleothele montceauensis, from the Late Carboniferous over 299 million years ago, had five spinnerets.[63] Although the Permian period 299 to 251 million years ago saw rapid diversification of flying insects, there are very few fossil spiders from this period.[61]

The main groups of modern spiders, Mygalomorphae and Araneomorphae, first appear in the Triassic well before 200 million years ago. Some Triassic mygalomorphs appear to be members of the family Hexathelidae, whose modern members include the notorious Sydney funnel-web spider, and their spinnerets appear adapted for building funnel-shaped webs to catch jumping insects. Araneomorphae account for the great majority of modern spiders, including those that weave the familiar orb-shaped webs. The Jurassic and Cretaceous periods provide a large number of fossil spiders, including representatives of many modern families.[61]


Evolution de nos frères, les cafards.

Quelles différences entre les insectes et les mammifères? Essentiellement le suivant: leur squelette est externe et le notre interne. Nous grandissons sans trop de problèmes mais eux doivent muer donc il n'est pas question qu'ils dépassent la dizaine de centimètres. Imaginez un insecte de la dimension d'un éléphant en train de muer! Beurk!

Mantodea, Isoptera, and Blattaria are usually combined by entomologists into a higher group called Dictyoptera. Current evidence strongly suggests that termites have evolved directly from true cockroaches, and many authors now consider termites to be a family of cockroaches,[4][5] as Blattaria excluding Isoptera is not a monophyletic group.[6]

Historically, the name Blattaria has been used largely interchangeably with the name Blattodea, though in most recent treatments, the latter name refers to a larger grouping that includes numerous fossil groups that were related to roaches, but not true cockroaches themselves. Another name, Blattoptera has come into use for this same paraphyletic group.[7] These earliest cockroach-like fossils ("Blattopterans" or "roachids") are from the Carboniferous period between 354–295 million years ago. However, these fossils differ from modern cockroaches in having long ovipositors and are the ancestors of mantids as well as modern cockroaches. The first fossils of modern cockroaches with internal ovipositors appear in the early Cretaceous.




17:17, gios4325
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Chat Affamé et Homo Thermonébuliseur sont alliés - VdN - suite





Le Thermonébuliseur, arme de désinfection massive de la société Sopronet, à Marly, dirigée Christophe Gueudré... qu'est venu récemment narguer un rat musqué. Il n'aurait pas dû. Il a fini empaillé.



C'est éthologiquement constaté. Pour une espèce donnée - par exemple ici, homo sapiens - toutes les autres espèces ( cafards, araignées, rats, souris ou chats) ne sont qu'un moyen à utiliser pour trouver ou protéger les ressources de vie ou un obstacle à surmonter coûte que côute jusqu'à l'élimination complète s'il le faut. Vaste mobilisation chez les autres espèces, évidemment. Cela fait des centaines de milions d'années que cela dure! Et cela va durer tant qu'il y aura des vivants ... des centaines de millions d'années après l'extinction des homos sapiens, entre autres.
17:15, gios4325
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Mais cela coûte cher...
17:12, gios4325
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C'est la loi !
17:11, gios4325
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Nos soeurs les coccinelles sont également concernées !


L'évolution du vivant est une science secondaire en France. Et il faut sans cesse passer chez les anglo-saxons pour trouver des exposés simples et complets sur tous les vivants.

Voici donc deux articles sur les insectes:

en français

et en anglais.

Pour l'éthologue, l'évolution au sens de Darwin, n'est que la suite et la généralisation de ce que l'on appelle histoire.
17:04, gios4325
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czwartek, 12 listopada 2009
Ethologie et Politique : le Roi et le Président - (1/2)


L’éthologie est-elle monarchiste ou républicaine ? L’éthologie n’est ni l’une ni l’autre, c’est une science.  La science est-elle monarchiste ou républicaine ? Faux problème ? Pas exactement. Dans certains pays on différencie sciences exactes et sciences humaines, sciences dures et sciences molles. Prenons par exemple l’histoire. En quoi est-elle une science ? En ce qu’elle fonctionne avec des preuves écrites ou épigraphiques. En quoi ne l’est-elle pas ? Sur ses théories générales et sur ses découpages multiples synchroniques – par exemple, le monde au XIX° siècle ou Paris au XIX° siècle sans garantie de non contradiction – et diachroniques – histoire universelle depuis l’émergence de l’homo sapiens ou Paris depuis sa fondation. L’inconvénient majeure de l’histoire c’est qu’elle est fondée sur l’écrit : les peuples sans écritures n’existent pas, l’évolution exponentielle des textes écrasent la notion de temps, et la remontée dans un passé négativement exponentiel en matière d’écriture, le fait disparaître. L’historien le jour où il sort de ses ornières, il continue à produire sa science. Il n’a rien vu ni rien entendu mais il peut en parler notamment sur le passé sans écriture et sur les peuples sans histoire. Que risque-t-il ? Par opposition à l’éthologie, il existe une science monarchiste de l’histoire et une science républicaine de l’histoire et bien d’autres encore.

 

Mais comment l’éthologie traite-t-elle ces deux formes de pouvoir ? La réponse est assez simple même si le développement est un peu long.

 

L’histoire qui est connue aujourd’hui partout dans le monde concerne tous les territoires qui un jour ou l’autre furent occupés soit temporairement soit définitivement par des humains. Dans le temps, il y a les époques qui nous ont laissé des traces écrites, d’autres qui nous ont laissé des traces de l’activité des humains enfin les dernières traces, celles des squelettes et parties de squelettes sur lesquelles nous bâtissons l’histoire de l’évolution humaine. 10 000 d’années pour la première partie, un million pour la seconde et trois à quatre pour la plus importante. L’éthologie situe l’humain parmi les vivants et ne le différencie que par ses qualités physiques et son activité spécifique. En dehors de ce que nous appelons la technologie d’un espèce – résultat de toutes ses activités qui la différencient d’une autre – tous les vivants partagent les mêmes fonctions : apparition, reproduction et disparition et acquisitions des ressources en vie éternelles sans lesquelles soit la fonction reproduction n’est pas assurée ou sans lesquelles la disparition peut être prématurée. L’éthologie ne se trouve donc pas démunie pour couvrir l’étude de tous les vivants et ne se trouve pas comme l’histoire face à des trappes qui l’annihile. L’éthologie est adossée à la théorie de l’évolution et pour elle des vivants à notre époque ne se différencient des vivants du lointain passé que par le continuum évolutif depuis les corps unicellulaires d’il y a 2 milliards d’années jusqu’aux corps les plus complexes de notre temps. Encore faut-il ajouter que la complexité n’est pas un vecteur mais le résultat d’adaptation permanente. Il n’y a pas de progrès en éthologie car l’adaptation n’est pas un progrès. La biodiversité nous montre que les bactéries d’il y a 3 milliards d’années continuent à exister de même qu’une multitude de corps unicellulaires.

16:48, gios4325
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Ethologie et Politique : le Roi et le Président.

Cette seule profondeur de champ devrait déjà nous faire comprendre que monarchie ou républicanisme ne sont pas des concepts critiques en éthologie.

 

Et pourtant, en éthologie humaine, il faut quand même décrier et expliquer ces modes de fonctionnement organisationnel.

 

L’humain est sociable. Mais il n’est pas le seul et sa séparation de ses frères primates s’est faite sur la l’émergence de la main et non sur la sociabilité. Nous pensons que notre sociabilité n’est pas plus riche que celles des primates ni même celles des animaux voire de tous les vivants. C’est la main sociabilisée complexifiant le cerveau qui crée la différence.  Mais c’est une différence physique et non morale. La supériorité morale est l’invention du plus fort pour justifier sa supériorité dans un univers somme toute égalitariste. Moral est d’ailleurs un adjectif ambigu. Prenez les Indiens moraux qui furent éliminés par les Immigrés Européens en Amérique du Nord. Que reste-t-il de leur morale ? Ce sont définitivement  aux yeux de l’histoire officielle des EU, des barbares - même si l’on concède pour certains le terme de doux barbares - destinés à disparaître pour cause de barbarie, autre terme ambigu qui mêle retard technique et retard moral. Un homme nu qui attaque au couteau un soldat armé d’un fusil ne peut être reconnu comme un égal et encore moins comme un supérieur. D’un autre côté, jetons un coup d’œil sur les Juifs que les Nazis massacrèrent pour les faire disparaître de la Terre, eux qui jamais sauf à de rares exceptions ne recoururent aux armes pour ne serait-ce que se défendre. Aujourd’hui, leur supériorité morale est reconnue parce qu’ils n’ont pas disparu, qu’ils ont retrouvé une partie de leurs biens, parce qu’ils se sont taillés avec becs et ongles un territoire pour créer leur Etat et parce qu’aujourd’hui, ils sont probablement la première puissance régionale du Moyen Orient. Donc il y a bien en morale deux poids, deux mesures. Pour l’éthologie, ces deux peuples sont matière à étude scientifique et l’explication de la disparition des uns et de la reconsolidation des autres n’est pas le résultat de qualités morales mais de dispositions globales par rapport à un environnement comme Charles Darwin le définit dans l’ « Origine des Espèces ». C’est le résultat de l’évolution.

 

Maintenant que le terrain est aplani abordons le paradigme du Monarque et du Président. Pour l’éthologie, chaque instant est le résultat d’une adaptation à l’environnement. Il n’y a donc ni progrès ni régression. Il y a des phénomènes de très courtes durées et des phénomènes de très longues durées.

Par exemple les phénomènes climatiques et environnementaux évoluent sur des dizaines et parfois des centaines d’années. La culture des plantes commence peut-être il y a 15 à 20 000 et peu à peu on passe de la plantation opportuniste, aux parcelles apériodiques puis aux espaces entretenus et enfin aux champs exigus dans la passé et immenses de nos jours. La sélection se fait pas la réussite. Si l’on va dans le sens de la nature et dans celui de l’humain, la synthèse est efficace mais s’il y a désaccord, les humains perdent leurs bonnes habitudes et les terres retournent à l’état sauvage. Les historiens se trompent souvent  car ils étudient chaque groupe indépendamment des autres, ne mettent en valeur que les différences alors qu’il faudrait un parti pris contraire : à chaque fois que l’on rencontre une différence, il faudrait chercher coûte que coûte les convergences. Il en va ainsi de la disparition des grandes civilisations : Incas, Aztèques, Mayas, Khmers. Après avoir écrit des tonnes de papiers sur l’écriture, l’architecture en un mot sur la technologie de ces peuples, l’historien, a bout de souffle, fais des suppositions sans relief sur leurs disparitions. Pourquoi ? Il n’y a plus de traces. Donc, la pensée s’arrête. Pour s’intéresser à d’autres traces ici ou ailleurs. L’homme est comme Dieu ( hypostase : Dieu est l’homme que l’homme est) : il a toujours existé, et il existera toujours.

 

En France, l’histoire officielle parle des Mérovingiens, puis des Carolingiens et enfin des Capétiens. Implicitement, il y a eu des Rois depuis la chute de l’Empire Romain d’Occident vers 450 jusqu’au refus de l’ex-futur Henri V de choisir le drapeau Bleu Blanc Rouge en 1871 (manifeste du drapeau blanc du 5 juillet 1871). La dessus sont venues se greffer les positions partisanes pro ou antimonarchistes et qui, semblent s’être éteinte aujourd’hui. Actuellement, il y a consensus sur l’élection au suffrage universel du président de la République. Pour l’éthologue, la différence entre le monarque et le président est ténue car dans les deux cas, un groupe d’humains très important est « dirigé » par un homme que tous les humains qu’ils « dirigent » connaissent, en général. Pour les historien et pour un grand nombre d’humains au contraire, il y a des différences importantes. Pour l’éthologie, dès qu’il y a groupe organique et collaboratif, il y a une organisations des échelons et des humains qui « sont à la tête » du plus petit au plus grand groupe. Lorsque deux grands groupes indépendants « entrent en collision » il y a tentative de fusion de la moins à la plus violente et une fois le super groupe constitué, il y a un humain qui le « dirige ».

 

En conclusion, le Monarque, en France, est la version du « dirigeant » du groupe France de 450 à 1870 et le Président depuis cette date. Quelle sera la situation dans l’avenir ? Elle sera le résultat de l’intégration de toutes les données existantes à ce moment là. Pour l’éthologie, il n’y a que le temps présent qui existent et c’est lui qui définit ce que la passé et l’avenir veulent dire. 



16:47, gios4325
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czwartek, 05 listopada 2009
Le totem du loup - Jiang Rong

10:52, gios4325
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Voici un court commentaire après la lecture des deux premiers chapitres du "Totem du loup".

1) Le livre est traduit avec l’aide de l’Office d’Information du Conseil d’Etat de la République populaire de Chine. Il est donc bien en cour et il correspond à la ligne politique officielle actuelle. Il peut donc figurer dans les expositions officielles internationales là où d’autres livres sont interdits par la Chine sous peine de sanctions.


Voici le constat que l’on fait à la lecture des deux premiers chapitres.


2) Un jeune instruit a décidé de fuir l’université en proie à la Révolution Culturelle. Mais cette fois-ci il ne s’agit pas de "servir le peuple" mais d’éviter de se faire éliminer politiquement car ses parents sont des « bourgeois » et des « réactionnaires ». Cela se passe dans les années 60 mais c’est écrit dans les années 2000 et c’est une critique convenable du maoïsme car elle ne demande pas des comptes à l’actuel PCC.
Ce jeune instruit se met à l’école d’un pasteur mongol, hypostase de l’actuelle ligne politique qui cherche à noyer la particularisme de la population de cette région par l’afflux de Hans et l’élimination physique et morale de toute réaction.

La dictature de parti unique se poursuit mais modernisée : la répression violente ou insidieuse est plus sélective et vu d’une certaine distance rien ne la différencie des interventions policières qui se déroulent dans tous les pays du monde.


3) Il faut considérer ce livre comme un ouvrage de propagande que l’auteur a rédigé pour servir la politique de l’Etat Chinois aujourd’hui.


4) Voilà pour la partie conjoncturelle et la réalité de la situation : il n’y a jamais eu de jeune instruit de ce type. C’est une pure invention de propagande. On est à l’extrême opposé d’un reportage. Le travail de fiction est bien utile pour dire n’importe quoi.


5) Il faut comparer cela aux quatre DVD du documentariste Wang Bing « A l’Ouest des Rails » qui sont le jour de cette nuit-là et qui montrent qu’il y a une manière de décrire la réalité qui dépasse les clivages politiques du moment et du lieu.


6) Quittons à présent le champ de l’anecdote pour celui de l’éthologie. La description des interactions entre le groupe des gazelles, celui des loups et celui des deux chasseurs est intéressante car il y a une part d’observation scientifique réelle. Les loups attendent que les gazelles aient le ventre plein d’urine après une nuit de repos pour tirer avantage de cette faiblesse passagère et le piège organisé autour du marécage est probablement réel. Cette partie mériterait d’être enseigné en classe de sciences naturelles afin de montrer que contrairement à la vulgate cartésienne, l’animal n’est pas une machine et qu'il "pense".


7) Par contre on ferait mieux de laisser la partie totémique qui montre l’impact de l’image du loup dans la pensée mongole aux étudiants en ethnologie avant que cette discipline ne disparaisse un beau jour au profit de l’éthologie transcendantale. Il est dommage que 100 ans après « l’origine des espèces » de Darwin on se traîne encore avec ces disciplines anthropocentriques qui n’ont de valeurs que pour ceux qui y croient. Mais la mainmise du PCC sur ce livre montre que ce type d’intérêt n’est pas sabs avantage politique.


9) Une dernière remarque : que des millions de gens aient lu ce livre n’est pas suffisant pour en garantir la qualité morale ou scientifique.



10:43, gios4325
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Q1) Quel point de vue l

Q1) Quel point de vue l'éthologie peut-elle avoir sur la situation des opprimés dans le film de Wang Bing ? Je vois bien le point de vue du parti et du pouvoir central et son désir de se maintenir mais comment l'éthologie prend elle en compte les réalités politiques ?

 

Développement de cette question.


Concernant le Totem du loup, tu as certainement raison sur les données scientifiques;  je n'oublie pas qu' un roman n'est pas un documentaire. Ce qui m'y a interessée n'est pas directement lié à la biologie . Je suis d'accord que le volume des ventes n'est pas un gage de qualité mais je souligne que ce livre a été un phénomène de société , et j'ai gardé cet aspect à l'esprit en le lisant ,et que comme toute oeuvre littéraire il n'a pas une seule signification; de plus le succès d'un livre ne se décréte pas même par un pouvoir autoritaire.

 On peut y voir une critique de la norme dite confucéenne de "l'harmonie" c-a-d souvent de la domination du plus fort, des relations inégalitaires de la même inspiration dans lesquels sont pris les chinois ( comme sujet du prince, comme fils , la seule égalitaire étant celle de collègue ou ami) qui imposent la soumission et des relations policées. Ce livre fait passer au premier plan l'individu et non le collectif ou le groupe, une liberté et non la pression de la propagande, il déploie un rapport voulu authentique avec l'animal et la nature. Pour moi se mettre à l'école d'un pasteur mongol serait plutôt le contraire que de noyer les particularismes. C'est déplacer le centre de gravité . Or les rapports entre ethnies ont toujours posé problème par ex entre Han et Mongols, ou mandchous, à cause de cette volonté unificatrice et les rapports avec les barbares (Huns, Xiongnu) figurent dans l'imaginaire encore comme une peur . Plus que de noyer les particularismes , il reste le danger de folklorisation.

Il pourrait y avoir eu un jeune instruit comme Jiang Rong qui ait reconstruit son expérience. En tout cas qu'il y ait eu ou non un tel jeune instruit cela ne disqualifie pas le roman comme roman. et je ne vois pas comment une oeuvre littéraire pourrait se réduire à un comportement

Bien sûr que la dictature du parti unique se poursuit, c'est un des fondements actuels du contrat social autoritaire "laissez faire le parti et votre vie matérielle sera meilleure" . Cela n'empêche pas au sein de l'appareil central des luttes d'influence que  des  politologues comme JP Béja nous font connaître après coup.

En bref les rapports entre l'éthologie , la littérature et la politique ne me paraissent pas simples.

 


10:42, gios4325
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